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Publié : 10 mai 2006

6.1 - Malik et Hakim font leur cinéma

 

Né le 10 Mars 1964 à Saint-Vallier, en Saône-et-Loire, puis élevé en région parisienne, Malik Chibane, d’origine kabyle, arrive à Goussainville à 3 ans.

Il entre au CP à l’école Germaine Vié n°1 élémentaire le 10 Septembre 1970.

Il va ensuite au Collège Robespierre, et passe un CAP d’électricien au lycée Romain-Rolland. Il arrête ses études à 18 ans.

Devenu électricien-éclairagiste au théâtre de la Porte Saint-Martin, il se lance très vite dans le 7ème art en fondant Idriss, une association socio-culturelle qui lui permet, en 1993, de mettre en chantier Hexagone.

Premier film, sorti le 1er Janvier 1994, « Hexagone » met en scene Hakim Sahraoui, autre élève de notre école, un peu plus jeune, né le 12 Juin 1970 à Gonesse et inscrit au CP le 14-09-1976. Et Jalil Naceri, qui, depuis, est devenu à la TV un policier récurrent de la « PJ Saint-Martin », entre autres...

Dans ce premier long-métrage en forme de chronique sociale, Malik Chibane raconte l’histoire d’Ali, Slimane, Staf, Nacera et Samy, cinq jeunes beurs qui habitent dans la cité qui fut la sienne étant jeune, à Goussainville, et que l’on va suivre pendant 5 jours, à la veille de la fête de Aïd-El-Kebir.

Des élèves de CM (Mars 2006) ont réagi à la projection de ce film. Voir ici.

Malik fonde sa société de production (Alhambra films) et tourne des documentaires pour Arte et de nouveaux films.

En 1995, il signe « Douce France », cette fois-ci dans des conditions professionnelles, qui lui permet de poursuivre dans le registre de la comédie sociale. Malik Chibane a posé sa caméra à Saint-Denis, où est domiciliée la maison de production qu’il a fondée.

Grâce au fric d’un casse qu’ils récupèrent par hasard, Moussa (Hakim Sahraoui), fils de harki, achète le bar de ses rêves au fond duquel son pote Jean-Luc (Frédéric Diefenthal, dont c’est le premier vrai film) installe son cabinet d’avocat. L’un est amoureux de Souad (Séloua Hamse) fille libérée, l’autre de Farida (Fadila Belkebla) qui se distingue par le port du voile. Sur cette toile de fond, le jeune réalisateur brosse une histoire de mariage arrangé par la mère de Moussa, celle du passage du militantisme version S.O.S.-Racisme au Rotary du jeune avocat qui se voit en pleine ascension sociale et celle, qui n’est pas la moins intéressante, des raisons qui poussent une jeune fille d’aujourd’hui, d’origine arabe, à suivre par défi certain mot d’ordre vestimentaire intégriste, puis à l’abandonner.

« Nés quelque part » (1997) passe quelque peu inaperçu.Thomas n’a jamais mis les pieds en banlieue. Il est parisien, manager musical. A la suite d’une panne de RER, il se retrouve coincé à Sarcelles, et décide d’explorer le quartier. Loin de la jungle à laquelle il s’attendait, il découvre de nouveaux talents. Quand il leur propose de venir avec lui à Paris, c’est la banlieue qui cette fois débarque dans la jungle des quartiers chics.

Malik Chibane fait ensuite une longue pause. Hakim Sahraoui réalise des courts mètrages comme « Les petites ombres d’Alger » (1997) « Mon village d’Algérie » (1998).Il suit les cours du Centre Européen de Formation à la Production de Films entre 1998 et 1999 et a créé, dans la foulée, la société de production BKS.

Puis Malik revient sous les feux de l’actualité avec « Voisins, voisines », comédie qui réunit Frédéric Diefenthal, Anémone et Jackie Berroyer (et Hakim Sahraoui)sortie le 20 Juillet 2005.

La résidence Mozart (premier titre du film) abrite plusieurs « nouveaux propriétaires » de toutes origines : un nouveau concierge, Paco, d’origine espagnole, qui sort de prison, débarque à la résidence. Autour de lui, du hall et des boîtes aux lettres, s’organise le « ballet » de la Résidence Mozart.

Malik Chibane rapproche « Voisins, voisines » de sa propre expérience dans la cité de Goussainville : « C’est ma France à moi aussi, celle de l’immeuble de mon enfance, celle des années soixante-dix, déjà avec Chirac aux affaires...Tout change et rien ne change...Voisins, voisines est aussi la célébration du modèle de Sarcelles, celui du vivre ensemble, malgré nos différences. A Sarcelles comme ailleurs, nous partageons bien plus que l’air que nous respirons. Prendre conscience de ce succès c’est le valoriser. Mon film aspire, sans prétention, à être le témoignage cinématographique du modèle Français. »

Aujourd’hui, Malik vit de sa passion, comme il en rêvait enfant : « Avoir un but, ça m’a vraiment aidé. Je ne connaissais personne dans le cinéma et pourtant, j’y suis arrivé. C’est bien la preuve qu’il faut aller au bout de ses rêves. Le but, ce n’est pas de devenir une vedette, mais de faire ce qu’on aime. »

Pour l’essentiel, les informations ci-dessus, les résumés des films, les propos rapportés sont issus du Web. Nous corrigerons à la demande des personnes concernées toute information fausse...

Les articles de journaux sont des archives personnelles...

Nous serions très heureux de pouvoir donner la parole à Malik et Hakim sur notre site...

 

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