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Publié : 5 mai 2006

Histoire

Une petite histoire de Goussainville, telle qu’on la trouve sur Wikipedia, encyclopédie en ligne...

 

PREHISTOIRE

Dans les carrières de Goussainville et des environs (Fosses, Le Plessis-Gassot...) foisonne toute une faune de coquillages fossilisés, notamment des huîtres, dont les origines remontent à plusieurs millions d’années. D’autre part, trouvés en surface de terres cultivées, de nombreux silex taillés, outils et armes rudimentaires tels que grattoirs, haches et pointes de flèches, outillages agricoles du paléolithique au néolithique témoignent de la présence d’hommes préhistoriques dans notre région depuis 100 000 ans.

EPOQUE GALLO-ROMAINE

Des fouilles dans les plaines environnantes ont mis à jour des thermes, des cimetières, des fosses-dépotoirs de villas gallo-romaines du Ier au Vème siècle. Des monnaies romaines ont notamment été découvertes dans des jardins du Village. D’autres preuves matérielles, comme des fragments de poteries, de céramiques, de tuiles à rebord et d’amphores, confirment l’existence à cette époque d’une petite agglomération rurale et agricole, où se trouvaient probablement mélangés des hommes d’origine germanique, gallo-romaine, burgonde et celte.

EPOQUE MEROVINGIENNE (448-751)

L’origine du nom de Goussainville remonte probablement à cette époque où les domaines ruraux prenaient généralement le nom de leurs propriétaires. Ce domaine qui s’appelait alors « Gunsanevilla », c’est-à-dire "villa de Gunsana" (ou Chusana ?), pourrait avoir appartenu à l’une des épouses de Clotaire Ier, fils de Clovis et Roi des Francs de 511 à 561.

EPOQUE CAROLINGIENNE (751-987)

La plus ancienne charte où il est fait mention de Goussainville date du 22 janvier 831. Rédigée par les moines de l’Abbaye de Saint-Denis, alors propriétaire des terres elle concernait des redevances en nature a fournir par les paysans à cette abbaye. Une deuxième charte semblable est approuvée par le Roi Charles le Chauve le 12 septembre 861

XIIème SIIECLE

Dans une charte de 1125, Gazon de Burote jouissait d’un fief sur l’église, qu’il tenait de Mathieu le Bel. Il s’agit de la partie romane de l’église Saint-pierres et Saint-Paul dont il ne reste aujourd’hui que les deux travées du collatéral sud sous le clocher. En 1137 apparaît le nom de Rocius Seigneur de « Gunsanevilla », qui fit don d’une partie des terres de son fief à l’Abbaye du Val, près de Mériel. Ce don est celui du lieu-dit « La Grange des Noues » où les moines cisterciens construiront une ferme avec grange (Charte de Louis VII). La grange actuelle et le bâtiment d’habitation sont ces XVIlème et XVIllème siècles.

XIIIème SIECLE

Au XIIIème siècle, les seigneurs locaux portent le nom de Goussainville, comme l’attestent leurs sceaux ou leurs blasons (Guyard de Gonseilla en 1247, Gachon de Gunseinvilla en 1221, Renaud de Gunsonville en 1238...). Certains blasons, se présentant sous la forme d’un écu triangulaire orné d’une croix signalent leur participation aux croisades sous Saint-Louis.

XIVème et XVème SIECLES

En 1331, pendant la Guerre de Cent Ans, Guy de Goussainville perd la moitié de ses terres au profit du Roi Philippe de Valois qui les donne à Charles de Montmorency. Les descendants de Guy s’allieront avec la d’Aunoy et la seigneurie ne sera de nouveau réunie qu’ en 1468, lorsque Catherine de Montmorency épousa Philippe d’Aunoy.

DU XVIème SIECLE A LA REVOLUTION

En 1520, Anne Baillet, petite-fille des seigneurs précédents, épouse Aimar de Nicolay, Premier Président de la Cour des comptes. A partir de 1550, les Nicolay, grâce à leur importante fortune, entreprirent l’agrandissement de l’église Saint-Pierre Saint-Paul, dans le style Naissance. L’influence du château d’Ecouen, construit à la même époque, se fait sentir, notamment dans l’ordonnance du retable, pièce maîtresse de l’église. Les travaux se poursuivirent jusqu’au XVIIème siècle. Les tombes les plus remarquables sont celles des seigneurs de Goussainville et des fermiers de la Grange des Noues. Sous l’édifice, se trouvent d’anciennes caves du château dont l’une est voûtée d’ogives. Nicolas Nicolay, en 1645, nommé marquis par Louis XIV, fit construire un pigeonnier, fondre une cloche pour l’église du nom de sa fille Nicole-Elisabeth ; son petit fils Aîmar Jean projeta d’édifier un nouveau château, mais le déclin de sa fortune ne lui permit pas de le réaliser à l’exception des écuries.

Le blason des marquis de Nicolay fut adopté plus tard comme emblème de la commune. Pendant la Révolution, le « cahier de doléances » de Goussainville fut soumis aux Etat Généraux de 1789. Les goussainvillois se plaignaient des lapins qui dévastaient leurs cultures, des impôts, des corvées et du problème des, transports des récoltes. Sous la Terreur, les cercueils des seigneurs furent sortis de l’église et fondus, les emblèmes religieux et seigneuriaux détruits, les cloches fondues à l’exception d’une seule, l’église transformée en Temple de la Raison, les biens de l’église vendus ainsi que ceux des émigrés, le curé obligé de prêter serment. Aimard Chrétien et Aimard Charles François de Nicolay moururent sur l’échafaud le 9 Floréal An II (28 avril 1794) et leurs biens furent confisqués au profit de la Nation.

XIXe et XXe siècles

Aimard-François de Nicolay, Comte d’Empire, Chambellan de Napoléon 1er est le dernier Seigneur de Goussainville dont il fut Maire de 1807 à 1812. Le domaine seigneurial fut vendu par ses héritiers à M. Théodore Frapart qui fit bâtir vers 1860 une maison bourgeoise dans le parc de l’ancien château. Ses héritiers sont toujours en possession des écuries. En 1866 l’Abbé Morel, curé de Goussainville créa une Confrérie des Dames de Sainte Geneviève. En 1870 , les prussiens occupèrent Goussainville, détruisirent une partie des archives de la commune, incendièrent des maisons et la distillerie. Rappelons que jusqu’au milieu du XIXe siècle Goussainville se limitait au Village et à la Grange des Noues. La création de la ligne de chemin de fer amena des activités artisanales et industrielles près de la gare. En 1905 une sucrerie fut ouverte qui fonctionna pendant 80 ans et marqua fortement l’histoire de la ville et son peuplement par l’apport de main-d’oeuvre saisonnière. Vers 1913, avec la création d’un premiers lotissement au lieu-dit « La Chapellerie » débute la transformation progressive d’un village rural de 600 habitants en une ville de 30 000 habitants un siècle plus tard. Durant la Première Guerre mondiale, un cantonnement est établi dans le Village pour des soldats au repos et à l’entraînement. Trente deux garçons de Goussainville sont morts dans les tranchées dont quatre d’une même famille. Après la guerre un monument aux morts fut inauguré par le maire M. Ernest Harmand, Conseiller Général.

En 1923, les terres de la Grange des Noues sont divisées en parcelles de 400 m2 et vendues à des ouvriers et petits épargnants. Il s’agit d’une grosse opération immobilière puisque 5 000 lots trouvent acquéreurs. En vingt ans, dans l’entre-deux-guerres, le village s’est transformé en ville de 7000 habitants. En 1927, l’abbé Mercier construisît lui-même la Chapelle Saint-Michel, grâce à une souscription et l’aide de ses paroissiens. L’église actuelle, située sur le même emplacement, fut érigée en 1956. Elle est remarquable par ses vitraux, son chemin de croix en ardoise et son baptistère. La Seconde Guerre mondiale fut également meurtrière avec dix-neuf déportés ou fusillés, dont une famille. Après la guerre des grands ensembles se construisirent pour faire face aux nombreuses demandes de logements, d’abord les HLM de la gare (1959), puis la Cité -Ampère (1966), les Grandes Bornes (1968) . Cette urbanisation s’accompagne de la construction de la Salle Paul Eluard, du théâtre, de gymnases et de nouvelles écoles.

La mairie du Village fut transférée en 1964 au centre de la nouvelle ville, place de la charmeuse dans une ancienne maison, puis en 1995 un nouvel Hôtel de Ville fut bâti pour mieux répondre aux besoins d’une ville importante. La création de l’aéroport Charles de Gaulle provoqua le déclin du village ancien, celui-ci se trouvant soudain dans une zone de nuisances sonores très élevées. Les habitants ont déserté les lieux, Aéroports de Paris a dû acheter les maisons et les conserver, la proximité d’une église classée Monument historique interdisant leur démolition.

Le 3 juin 1973, pendant le Salon du Bourget un Tupolev 144 s’écrase sur la ville, faisant 14 morts.

(Les illustrations proviennent du site de la commune)