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Publié : 12 juin 2006

Val d’Oise : Géographie (Quid)

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http://www.actime.fr/valdoise_carte95_2.html

Point culminant : 217 m aux Buttes de Rosne, près de Neuilly-en-Vexin.

Le texte ci-dessous a été trouvé sur le site Quid.fr.

Délimité à l’ouest par l’Epte et au sud par les hauteurs qui dominent la vallée de la Seine, le Val-d’Oise s’étend en longueur, et sa forme administrative récente correspond à l’orientation de ses couches géologiques. Il présente d’ailleurs une unité géographique indéniable. L’axe central du territoire est marqué, de part et d’autre de la vallée de l’Oise, par un grand synclinal, peut-être jadis occupé par la Marne, incliné en pente douce vers le sud-est et encadré d’une série de buttes témoins. Il se prolonge par la vallée de Montmorency, parallèlement à laquelle s’étend une autre dépression, au sud de la forêt de Carnelle. Dans le Vexin, le synclinal est marqué par la vallée de la Viosne, qui entaille profondément le plateau, lequel surplombe l’Oise de façon très marquée. L’orientation de ces reliefs et dépressions vers le sud-est, la présence, de tous temps, d’un gué à Pontoise, ont fait de la région un lieu de passage privilégié, emprunté par les tribus celtes et affirmé par les Romains (chaussée Jules César), les rois de France (actuelle N14), le 19ème siècle (voie ferrée), les temps actuels (autoroute A15). Plateau calcaire recouvert de craie, d’argile, de marnes, de limons, de loess, avec des buttes-témoins boisées, la région est un sol fertile, de tout temps consacré à la grande culture, céréalière et fourragère. Le paysage n’y change que lentement en allant d’est en ouest, depuis le pays de France et ses vastes champs jusqu’au Vexin, qui annonce la Normandie. "A partir de Triel, écrivait André Hallays, tout grandit, tout s’escarpe. Voici la falaise qui désormais dominera le fleuve jusqu’au Havre. Quand les nuages de tempête accourent du nord-ouest, on les dirait balayés par le vent du large, l’air prend une saveur maritime". Les couches dures (meulières, calcaire de Saint-Ouen, calcaire grossier) affleurent à la surface centrale des plateaux, au sommet des collines, au passage des rivières. Pierre facile à travailler et à creuser en habitations troglodytiques (Haute-Isle) elle a été longtemps exploitée, et l’est parfois encore. Le réseau hydrographique appartient au bassin nord de la Seine, avec deux affluents principaux, l’Oise et l’Epte, qui reçoivent eux-mêmes, suivant les lignes parallèles du relief, l’Esche, le Sausseron, la Viosne, l’Aubette de Magny. Ce paysage discrètement harmonieux fait l’objet d’une protection vigilante et tout le Vexin, notamment, a été inscrit à l’inventaire des sites, barrière nécessaire devant l’invasion démographique. En même temps, un gros, effort a été fait pour l’aménagement des forêts ou au moins de la partie de celles-ci appartenant à la collectivité. Couvrant, dans l’ensemble, 24 200 hectares, soit près de 20 % de la surface du département, elles se situent surtout dans la partie Est, où se trouvent l’es trois principales : celle de Montmorency (3 500 hectares) dont l’Etat possède le quart, celle de l’Isle-Adam (1 500 hectares), forêt domaniale où domine le chêne, celle de Carnelle, également propriété de l’Etat et où l’on trouve deux étangs, dont le lac Bleu. Mais le promeneur trouvera aussi agrément à parcourir les bois d’Ecouen, la forêt d’Orry qui est mitoyenne de celle de Chantilly ou les bois qui dominent, en Vexin, la courbe de la Seine. Il faut également se promener au long des rivières, souvent gâchées par les résidences secondaires mais qui, pour celui qui sait les découvrir, recèlent encore bien des charmes plus naturels que sauvages, par exemple le long des deux Aubette ou du Sausseron, qui a ses amis, et ses défenseurs.

 

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