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Publié : 12 juin 2006

Val d’Oise : Arts, activités et économie (Quid)

 

Arts, activités et économie

Le département possède une prestigieuse série d’édifices, s’étageant sur dix siècles. Même l’époque romane, souvent pauvre en Ile-de-France, y a laissé des vestiges notables : la nef et les bas-côtés de Deuil, avec leurs curieux chapiteaux historiés,.les chevets très équilibrés de Luzarches et de Moussy, la façade de la grande église de Chars, les portails de Louvres, d’Haravilliers, de Lierville, orné de bâtons brisés. Puis c’est l’essor de l’architecture gothique, où la croisée d’ogives montre son élégance et sa force à la Villetertre, à Herblay, dominée par une belle tour-lanterne, à Bea umont-sur- Oise, à Vétheuil (choeur), à Gonesse, jalons d’une évolution qui culmine à Chars (choeur), Taverny, Marly-la-Ville ou au clocher de Bessancourt. Et ce temps nous a laissé aussi, dans le même département, des abbayes célèbres, au Val, à Maubuisson, à Royaumont, à côté desquelles il faut citer la curieuse grange cistercienne de Vollerand. Epoque d’assistance, aussi, avec l’hôtel-Dieu de Gonesse, et de guerre, avec le château de laChasse qui se cache au creux, de là forêt de Montmorency. Au 15ème, le gothique se fait plus orné, plus chargé dans sa structure et son décor (choeur de l’église d’Herblay, avec ses vitraux ; nef et bas-côté nord de Cléry) et ces formules flamboyantes se poursuivent en plein 16ème, peu à peu envahies et dominées par le nouveau répertoire de la Renaissance. A Louvres, à l’Isle-Adam, à Magny-en-Vexin, à Vétheuil, le mélange est encore apparent, mais les nouvelles formules ne tardent pas à triompher à Villiers-le-Bel, au choeur de Maffliers, au Mesnil-Aubry, à Attainville, au portail de Belloy-en-France, de Cergy, de Luzarches, de Magny-en-Vexin, aux tours de Chars, de Nucourt, de Beaumont-sur-Oise. ’uvres exprimant avec un tel bonheur les principes de création de l’époque que l’on a voulu attribuer certaines à des architectes prestigieux, Delorme, Bullant, Grappin, à côté d’un constructeur régional bien réel, Nicolas de Saint-Michel. Et nous avons encore, pour cette époque de la Renaissance, un pont, à l’Isle-Adam, des halles, à Luzarches, des manoirs fortifiés (Nesle-la-Vallée), des hôtels urbains (Pontoise) et un édifice majeur, symbole de l’époque, le château d’Ecouen. Le grand mouvement de construction religieuse se ralentit beaucoup au 17ème, et l’on ne peut guère citer que la ravissante chapelle octogonale de Marines, oeuvre de Lemercier, et l’église troglodytique de I’Haute-Isle, curiosité plus que construction architecturale. Mais c’est le temps des châteaux : Méry-sur-Oise (en partie), Guiry, Villette. A propos des deux derniers, on a prononcé le nom de J.H. Mansart, et ils en sont dignes. Le séduisant 18ème siècle a parsemé l’actuel département de tous les types d’édifices auquel s’est intéressé cette époque dynamique et multiforme : bâtiment abbatial à Hérivaux, châteaux à Champlâtreux, Méry (en partie), Viarmes, communs qui sont des palais à La Roche-Guyon ou à Montgeroult, folie à Saint-Brice, pavillon chinois à l’Isle-Adam. Et la région possède même un de nos rares édifices d’époque révolutionnaire, le temple maçonnique d’Epône dont, semble-t-il, le peintre David, donna les plans. Et un siècle suffira pour passer de l’individuel au collectif : aux étonnants châteaux déclamatoires et surchargés de Vigny et d’Us, exprimant les rêves de pierre de quelque disciple de Viollet-le-Duc, ont succédé cent ans plus tard la ville nouvelle de Cergy, la préfecture d’Henry Bernard, l’aéroport de Roissy : nouvelles fonctions qui engendrent une nouvelle beauté. La sculpture, en Val-d’Oise, se trouve dans les musées d’archéologie (Guiry), sur les places (Croix d’Omerville) et surtout aux portails, ou à l’intérieur des églises : tympans (Le Heaulme), mises au tombeau (Pontoise), retables d’autel (Taverny, Nucourt, Haute-Isle), fonts baptismaux (Magny-en-Vexin), stalles de choeur (Presles). Mais elle a su aussi depuis longtemps acquérir sa pleine indépendance et c’est elle qui, grâce à Zadkine, célèbre à Auvers le souvenir de Van Gogh. Car le Val-d’Oise est peut-être avant tout un pays de peintres, dont le palmarès est prestigieux. Daubigny a travaillé sur les bords de l’Oise, Dupré à l’Isle-Adam, tous les impressionnistes à Argenteuil, Monet à Vétheuil, Pissaro à Pontoise, Cézanne et Van Gogh à Auvers, Utrillo à Sannois. Et ce n’est pas fini.

SOURCE : QUID.fr