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Publié : 12 juin 2006

Val d’Oise : l’Industrie

Analyse
 

Le département du Val-d’Oise s’étend sur une superficie de 1 246 km² au nord-ouest de l’Ile-de-France. Sa population, la moins nombreuse de la région, s’élève à 1 136 000 habitants en 2004. 30 % des habitants ont moins de 20 ans et 14 % plus de 60 ans en 2003 ; au vu de ces deux chiffres, la population est la plus jeune de la région. Les employés (32 % de la population active) et les ouvriers (25 %) sont en plus grand nombre dans le département qu’au niveau régional (respectivement 30 % et 22 %).

Une géographie contrastée

Le sud et l’est du département sont urbains ; ils regroupent la majeure partie de l’habitat et de l’activité économique.

On peut y distinguer plusieurs grands pôles :
- La ville nouvelle de Cergy-Pontoise, qui regroupe 11 communes et compte plus de 180 000 habitants, est le premier pôle économique valdoisien. Dotée de plusieurs parcs d’activités et d’une Agence de développement économique, elle joue un rôle moteur pour l’emploi dans le département. L’industrie y tient une place importante (près de 19 % des emplois salariés) et bénéficie de la présence de grands groupes comme 3M, SPIE ou SAGEM.
- Le bassin d’Argenteuil-Bezons est une zone industrielle ancienne. Il s’inscrit dans la continuité des bassins nord-est des Hauts-de-Seine et nord-ouest de la Seine-Saint-Denis ; aujourd’hui encore, il constitue l’un des principaux pôles industriels du département.
- La vallée de Montmorency est une zone plus résidentielle, mais qui jouit d’un tissu économique très riche en PME-PMI spécialisées, notamment en haute technologie et dans la mécanique, le plastique et l’électronique.
- A l’est, enfin, la Plaine de France forme un territoire contrasté, qui profite du dynamisme de l’aéroport de Roissy mais qui souffre d’inégalités sociales et géographiques.

Le reste du département est principalement rural ; ainsi, près de la moitié du territoire valdoisien est consacrée à l’agriculture, une proportion qui tend toutefois à se réduire. A l’ouest, le plateau du Vexin, qui possède un patrimoine culturel et naturel important, a été en grande partie classé en Parc Naturel Régional. L’activité y est principalement tournée vers les cultures céréalières et l’élevage.

Une importance particulière de l’industrie et des transports

L’industrie est plus développée qu’au niveau régional : en 2003, elle emploie 10,7 % des effectifs salariés du département contre 9,5 % en Ile-de-France. Si les services n’occupent que 55 % des salariés (contre 59 % en Ile-de-France), ce retard tend à se combler, notamment par le développement très rapide des services aux entreprises.
Dans le profil économique du département, plus qu’une légère sur-représentation de la construction et du commerce, c’est l’importance prise par le secteur des transports qui est marquante. Les effectifs salariés de ce secteur ont progressé de 65 % entre 1993 et 2003 et il occupe désormais 15,7 % des salariés du département (contre 6,0 % en moyenne en Ile-de-France). Le Val-d’Oise est ainsi le second département francilien du secteur des transports après Paris, avec 62 900 salariés. La moitié de ces emplois est localisée à Roissy-en-France.

Un tissu industriel dominé par les petites structures

L’activité industrielle du département est assurée par plus de 3 600 établissements, dont 88 % ont moins de 20 salariés. Le Val-d’Oise compte peu d’établissements industriels de très grande taille ; seul Dassault-Aviation à Argenteuil rassemble plus de 1 000 salariés. Cependant, la présence dans le département d’entreprises d’envergure nationale et de groupes internationaux dynamise l’ensemble de l’industrie par la sous-traitance générée. Parmi ceux-ci, Yamaha, Thomson, Delphi.
Seuls 1 500 emplois ont été perdus dans l’industrie entre 1993 et 2003, soit une chute limitée à 3,4 % des effectifs, largement inférieure à celle observée au niveau régional (-22,3 %). Si le Val-d’Oise ne représente que 9,0 % des effectifs industriels franciliens en 2003 (7e rang régional), cette part tend donc à augmenter (7,2 % en 1993).

Prédominance de la métallurgie, de la mécanique, de la chimie

L’industrie valdoisienne est tournée, d’une part, vers les biens intermédiaires et les biens d’équipement et, d’autre part, vers les activités manufacturières traditionnelles.
Premier secteur industriel du département, la métallurgie-transformation des métaux emploie 12,5 % des effectifs industriels en 2003 ; elle est principalement orientée vers la mécanique générale et la chaudronnerie, à destination des marchés de l’automobile, de l’aéronautique et de l’armement. Cette activité est principalement implantée sur le bassin d’Argenteuil-Bezons. Toutefois, le secteur semble en perte de vitesse depuis quelques années ; il a subi une baisse de 17 % de ses effectifs entre 1991 et 2001.
Autres secteurs importants du département, la fabrication d’équipements mécaniques (principalement aérauliques et frigorifiques industriels) et l’industrie des équipements électriques et électroniques : ils regroupent respectivement 12,9 % et 12,0 % des effectifs industriels du département. Deux principaux sites sont concernés : Cergy-Pontoise et Argenteuil-Bezons. Cergy-Pontoise accueille les plus grands établissements départementaux (des groupes Thomson, ABB, TRW) du secteur des équipements électriques et électroniques.

L’industrie chimique s’est concentrée sur l’agglomération de Cergy-Pontoise et sur le secteur Argenteuil-Bezons. Elle regroupe 13,0 % des effectifs salariés industriels du département, avec la présence de gros employeurs comme Naphtachimie et Castrol à Cergy, Clarins à Pontoise ou NCS Pyrotechnie et Technologies à Survilliers, dans le nord du département.
Les industries textile et du bois-papier sont nettement sur-représentées par rapport à la région, mais elles n’assurent que respectivement 2,0 % et 2,5 % des emplois industriels. L’industrie textile est essentiellement implantée dans la Plaine de France, mais le plus gros employeur du secteur, l’usine Griffine Enduction, qui représente la moitié des salariés du secteur, se trouve au nord-ouest du département à Nucourt.

De nouveaux atouts pour le Val-d’Oise

L’université de Cergy-Pontoise a été créée en 1991 et accueille 12 000 étudiants. Au sein de l’université, il existe un pôle important d’enseignement et de recherche dans le domaine des sciences et techniques, avec la présence de 18 laboratoires universitaires. Plusieurs grandes écoles de gestion et d’ingénieurs, comme l’ESSEC (école supérieure de commerce), l’ENSEA (école supérieure d’électronique), le Centre Polytechnique Saint-Louis (écoles privées d’ingénieurs), ou encore le groupe ITIN-ESCIA accueillent plus de 10 000 étudiants et constituent un pôle de formation dont bénéficie le tissu industriel.
Une pépinière d’entreprises, Neuvitec 95, a été créée par le Conseil Général du Val-d’Oise et le Syndicat d’Agglomération Nouvelle de Cergy-Pontoise pour favoriser l’implantation d’entreprises innovantes dans le domaine technologique. De plus, les Centres de Recherche, d’Innovation et de Transfert de Technologie (CRITT) proposent aux entreprises du Val-d’Oise une aide à l’identification des structures pouvant leur apporter un appui : les centres d’enseignement et de recherche (Universités, écoles d’ingénieur, instituts, lycées techniques, laboratoires de recherche ou d’essais), les centres techniques industriels, et les centres de ressources technologiques.

Source : industrie-iledefrance.org