Publié : 20 juin 2007

Conseil des Maitres du 10 Mars 2007

N.B. : L’équipe est incomplète (absences de Marie-Jo Gubri, Cassandra Routier, Rachel Aliart, Marine Caron, Christine Garnier). D’autres absences sont prévisibles pour causes de stages (Benjamin Neveu, Alexandra Benitez, Rachel Aliart) ou de maternité (Carine Bertrand). La configuration de l’an prochain est encore inconnue. Les PE2 et ZIL présentes, même si elles sont interessées, ne sont pas concernées par les engagements.

  1. Actions accompagnement à la scolarité (CUCS et PRE)

Les enseignants sont interessés sur le principe et souhaitent qu’elles puissent se mettre en place. Pour autant la discussion fait apparaître plusieurs problèmes :

  • les problèmes relatifs à l’organisation :

  • études surveillées : à l’heure actuelle il existe 2 études surveillées payantes qui fonctionnent pour 37 élèves inscrits. Les enseignants assurent donc 2 vacations sur 4 soirs, soit 8 vacations. Ces études surveillées peuvent continuer en devenant gratuites. Mais la gratuité risque d’accroitre considérablement le nombre de familles interessées. Comment fait-on le « tri » des candidats dans la mesure où nous n’aurions pas les moyens d’accueillir tout le monde ?

  • Études dirigées (et PRE) : ici la question du « tri » est règlée par le fait que cela s’adresse à des enfants en difficulté repérés par les enseignants. On peut imaginer que les enseignants volontaires prennent ces dispositifs en charge, laissant les études surveillées à des « animateurs ». Cependant, des enfants concernés par des difficultés necessitant l’aide d’un enseignant, on peut en compter 5 à 6 par classe soit un total compris entre 75 et 90 (même si toutes les familles n’acceptent pas la proposition, cela fera beaucoup...)

  • Organisation générale : Dans quels locaux s’effectueront les études encadrées par des animateurs ? Comment s’effectuera l’entretien des locaux ?

Qui assurera la responsabilité générale du système (gestion des remplacements des maîtres et animateurs absents, des éventuels accidents etc...) : le directeur ? Un(e) des collègues volontaires ? Un personnel municipal ?

  • La question de la faisabilité :

  • à venir (année prochaine) : Si un nombre non négligeable d’enseignants est mobilisé tous les soirs, quelles seront les possibilités de réunion des équipes le soir ?

  • Pour la période qui nous sépare de la fin de l’année : outre les 2 études actuelles et les absences prévisibles (et celles non prévues...) l’équipe doit faire face à son projet « ateliers péri-éducatifs » pour lesquels elle a pris des engagements (et qui mobilise une dizaine de collègues), et à des cours particuliers dans le cadre de l’APAD (enfants malades).

Il semble qu’en dehors des moyens actuellement mis sur l’étude surveillée payante l’équipe ne puisse dégager qu’un collègue supplémentaire pour 2 ou 3 soirs par semaine. Cela pourrait éventuellement permettre la prise en charge individuelle dans le cadre des PRE, ou de transformer les 2 études surveillées en 3 études dirigées.

  1. Le bilan du contrat de réussite et le COS à venir :

La part du « particulier » ou du « local » est de plus en plus réduite, les collègues répondant de plus en plus aux injonctions nationales et départementales qui leur paraissent de plus en plus lourdes . Cependant, une comparaison avec ce qui se passe « ailleurs » fait apparaître que la mise en oeuvre de ce qui nous est demandé est réelle et efficace.

Ceci est particulièrement vrai dans le domaine de la maîtrise de la langue Ce qui est mis en place au niveau des CP et des CE1 (écriture essayée, conscience phonologique etc...), suite à des actions de formation, non seulement diffère de ce que nous faisions il y a 4 ans, mais porte ses fruits (le nombre des non-lecteurs en CE1 s’est réduit à 1 ou 2 par classe...).

Cependant les collègues notent que les dispositifs construits sur la durée sont plus efficaces que les aides massées. Nos élèves ont souvent besoin de temps.

Mais nous avons investi bien d’autres domaines. Sans être exaustifs, le travail en littérature, les arts visuels (l’artothèque, litter’art), les sciences, les progressions dans le cycle, l’exploitation des évaluations-diagnostiques sont autant de points d’appui.

Mais, là encore, les enseignants souhaitent que le temps passé à certaines actions (d’évaluation par exemple, ou de concertation) soit raisonnable et ne mobilise pas l’ensemble des énergies.

Tout cela necessite beaucoup de moyens humains et en temps. Cela n’aurait pu se faire sans nos moyens supplémentaires.

Les enseignants s’interrogent sur la perte du moyen « Nadia » (assistante d’éducation) et se demandent si le futur directeur continuera à donner du temps pour des décloisonnements...

Interrogations également sur le temps de concertation. Actuellement, la 27ème heure est entièrement utilisée à répondre à des « commandes » de l’Inspection. Les équipes n’ont plus de temps pour résoudre régulièrement ses problèmes internes de fonctionnement, ce qui, dans une école qui est confrontée à un tel « turn-over » (d’une année sur l’autre, et au cours même d’une année).

Il faut augmenter le temps de concertation (un temps institutionnel bien identifié), et le futur contrat devrait se pencher sur le problème de la stabilité des équipes et le type de remplacement proposé...

Dans les points positifs, l’équipe se considère comme une équipe qui se forme et qui se remet en cause.

Nous avons également mis en place les différents outils de liaison :pour les enfants, imagiers, lutins de littérature, chemises « sciences » et « arts visuels », pour les enseignants : progressions, répartitions des oeuvres littéraires, parcours scolaires et fiches de PPRE....

Malheureusement le turn-over des uns et des autres entraîne beaucoup de déperdition. Beaucoup de choses se perdent...

L’équipe se donne comme objectif d’améliorer ce point.

Autres points à améliorer :

  • la liaison avec la maternelle. La fusion des 2 maternelles en 1 seule école devrait aider. Les réunions de cycle 2 ne devraient pas se faire sans les grandes sections (mais cela renvoie au temps de concertation)

  • mieux impliquer les parents dans leur rôle, en permettant qu’ils comprennent mieux les attentes de l’école. (les inviter à des séquences de classe, les aider en mettant en place des outils de communication clairs et pratiques..., rendre les livrets de compétence à l’école...)

  • ne pas multiplier à l’excès les contraintes et les règles, mais faire que celles qui sont établies soient scrupuleusement respectées par tous ( en particulier dans le domaine de la discipline, du respect des locaux, des sanctions...)

  • faire que les personnels de remplacement soient en possession de l’essentiel des informations indispensables dès leur arrivée.