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Publié : 3 mars 2006

2 - Hommage

L’allocution de Roger Gaston, Maire de Goussainville, aux obsèques de Germaine Vié.

 

Mesdames, Messieurs,

Chers Amis, Chers Camarades,

Vendredi 28 juin, une pénible nouvelle se répandait rapidement parmi la population : Germaine Vié nous était arrachée par la mort.

Notre douleur est à la mesure de la perte que nous subissons.

En Germaine, nous saluons l’incarnation de dévouement , du désintéressement le plus pur, de l’attachement indéfectible à la cause des travailleurs, du communisme.

Manifestant une activité inlassable dans l’accomplissement de ses fonctions d’adjointe au Maire, elle était pour les mamans, les femmes, les vieillards, les déshérités, la confidente.

Qui peut dire de combien de drames, de misères, de désespoirs elle a été le témoin dans son activité municipale et avec quel coeur et quel sens de l’humain elle s’efforçait d’apporter à chacun l’aide qui permettait de subsister et d’espérer.

Aucune démarche ne la rebutait, nulle entrave qu’elle ne s’efforçait de surmonter par un travail acharné.

Si elle exigeait beaucoup d’elle même, elle exigeait aussi beaucoup des autres.

Je me souviens du temps déjà lointain de 1953, quand notre colonie de vacances qui fonctionnait encore avec des moyens précaires, comment elle intervenait dans tous les domaines de la direction, de l’économat, de l’encadrement, de l’organisation des loisirs et des activités : son autorité était totale mais elle était aussi fondée sur l’exemple, levée la première, couchée la dernière, elle ne consentait à se reposer que lorsqu’ elle était parfaitement sûre que les besoins et la sécurité de tous étaient assurés.

Il était évident que ce régime de travail et de responsabilités était préjudiciable à sa santé, mais elle n’acceptait aucune objection ; elle nous était reconnaissante de notre amitié, mais sa formule, sa philosophie sur ce point se résumaient à cette phrase optimiste et combien réelle : « Ceux qui vivent sont ceux-là même qui luttent ».

Je crois qu’on peut mieux la dépeindre tout entière, tant sa personnalité était faite d’énergie, de bon sens et d’une volonté profonde de comprendre les choses et le peuple.

Ses tâches municipales fort nombreuses s’exerçaient aussi dans le domaine scolaire ; elle veillait sur l’organisation du travail, du personnel attaché à l’entretien des locaux scolaires ; était unanimement appréciée du personnel enseignant ; c’est elle qui supervisait le service médico-scolaire ainsi d’ailleurs que celui de la Protection Maternelle et Infantile.

Si elle était une femme connue et de notoriété publique, elle était aussi une épouse et une mère modèle ; chacun d’entre nous, ses collaborateurs, connaissions ses soucis et aussi l’amour dont elle entourait les siens ; c’est avec une émotion difficilement contenue que j’adresse à notre cher camarade Marcel Vié, à ses enfants et petits-enfants, nos profondes condoléances, l’expression de notre solidarité fraternelle dans le deuil cruel qui nous frappe tous. Je tiens à les assurer, ainsi que le Conseil municipal et les militants de la Section de Goussainville, de notre amitié indéfectible.

Chère Germaine, 

Vous nous quittez alors que notre tâche est loin d’être terminée, mais en cet instant suprême soyez assurée que nous apprécions profondément la part que vous avez prise dans nos travaux et notre combat pour une société plus juste, plus humaine.

Votre image ne nous quittera pas, elle nous stimulera au contraire pour mieux faire dans l’esprit qui vous animait, c’est à dire l’esprit d’un humanisme réel, celui-là justement où se place la vraie grandeur de l’homme.

Chère camarade, votre travail plein d’abnégation et votre existence de vraie femme du peuple simple et laborieuse marquent la vie et le travail de tous vos collaborateurs, c’est en ce sens, Germaine, que vous serez toujours présente parmi nous.

Votre vie et votre exemple donnent un sens à la vie de chacun d’entre nous.

Adieu chère et grande camarade ; merci pour ce que vous nous laissez.

 (texte frappé et mis en page par les élèves du CM2B de M. TODESCO - 2006) 

 

Photos : archives municipales : R.Gaston et G.Vié en 1953.